La mulatière
 

L'histoire de la commune

L’histoire du territoire débute dès l’époque gallo-romaine comme l’atteste le chemin de Fontanières, l’ancienne voie romaine la Narbonnaise ; et depuis le Moyen Âge, ces coteaux bien exposés constituent un lieu de résidence très apprécié des familles bourgeoises lyonnaises. La Mulatière n’est alors qu’un quartier de Sainte-Foy-lès-Lyon.

D’où vient le nom La Mulatière ?
Clément Mulat, consul de Lyon, fait l’acquisition d’un grand et beau domaine en 1482. À cette époque, le coteau est planté de vignes.
 

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Le coteau
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Seuls les mariniers, les bateliers, fréquentent les bords du fleuve.
 

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Fin du XVIIIe siècle, le premier pont jeté sur la Saône facilite grandement le développement industriel. Un demi-siècle plus tard, la première voie ferrée (Lyon Saint-Étienne) traverse la commune où une usine de construction de locomotives est établie. Rapidement, le développement industriel s’accélère : verrerie Bovagnet en 1860 suivie du pesage Béranger qui devient les balances Trayvou. Les besoins en main-d’oeuvre attirent une population de toute la France et des pays voisins notamment d’Espagne et d’Italie.

Pourquoi le quai Jean-Jacques Rousseau ?
Lors d’un passage à Lyon en 1732, Jean-Jacques Rousseau passe une nuit à la belle étoile dans une grotte située en surplomb du fleuve. Il décrit 40 ans plus tard ce souvenir merveilleux dans ses Confessions et la grotte devient un lieu de pèlerinage tout au long du XIXe siècle pour des écrivains, des poètes et des artistes. Le quai remplace le chemin de halage en 1840 et la commune lui donne le nom du philosophe.

 

Séparation de Sainte-Foy et de La Mulatière

Puis un jour, le hameau plus peuplé que le bourg veut se faire entendre. Ce conflit aboutit à la séparation d’avec Sainte-Foy-lès-Lyon pour créer la commune de La Mulatière en 1885.

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Avant la Grande Guerre, l'essentiel fut donc réalisé. Par ailleurs, des fidèles édifiaient l'église qui disparaîtra 80 ans plus tard.

Le tribut payé à la Grande Guerre est lourd, terriblement lourd. Toutes les familles sont touchées durement, les victimes sont nombreuses et l’armée choisit notre commune pour enterrer dignement les soldats musulmans morts à l’hôpital voisin. Le maire Paul Nas fait édifier au cimetière un caveau des Musulmans de style oriental ou reposent 201 soldats morts pour la France et ouvriers africains.

Entre les deux guerres, la commune développe ses infrastructures : principaux réseaux, éclairage public,tramway… Après la Seconde Guerre, elle accueille le progrès et la modernité tels qu’on les conçoit à l’époque et notamment l’autoroute qui va la priver d’une partie importante de ses accès naturels au fleuve. La Mulatière va s’étendre alors sur la colline où elle se développe à l’échelle humaine dans l’esprit d’un village de taille raisonnable où chacun connaît chacun. Puis l’évolution économique entraîne des modifications importantes, les entreprises industrielles traditionnelles ferment ; elles sont rachetées et restructurées de manière souvent brutale.
Depuis deux décennies, la municipalité oeuvre activement à la réhabilitation du quartier du confluent très bien situé face au nouveau musée, au quartier de la Confluence et au technopôle de Gerland : installation de l’aquarium, écran contre les nuisances sonores, réhabilitation des friches industrielles, réaménagement de la place Général Leclerc que les habitants se sont réappropriée.
Début 2015, la SNCF annonce le départ avant 2020 de son technicentre, développement du premier atelier de chemins de fer français créé en 1847. Cette opération libérera 19 ha et permettra de poursuivre de manière harmonieuse la réhabilitation des quartiers situés le long du fleuve.

Publications

  • En 2005, à l'occasion de la fête des 120 ans de la commune, la municipalité publie un ouvrage illustré de très nombreuses photographies d'époque mises en perspective avec des vues des années 2000. Ce livre intitulé : "La Mulatière hier et aujourd'hui " est en vente à l'accueil de la Mairie au prix de 12 euros.

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Cette même année, parait le livre du Préinventaire, véritable somme dans laquelle les sites de la commune ou les objets dignes d'intérêts sont recensés, décrits et expertisés avec précision. Il est en vente à l'accueil de la Mairie au prix de 15 euros.

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  • En 2013, suite au tricentenaire de la naissance de Jean Jacques Rousseau célébré dans la commune tout au long de 2012, l'association "C'est la faute à Rousseau ! " publie un guide promenade sur le quai Jean Jacques Rousseau écrit par Frédéric Reynaud.
    Partez à la découverte du quai Jean-Jacques Rousseau à La Mulatière...
    Ce guide est une invitation à vous promener dans l’espace et dans le temps. Vous y découvrirez pourquoi Jean-Jacques lui a donné son nom, une histoire illustrée du quartier des Etroits, des ponts et les péripéties des importants travaux qui ont fait, d’un étroit chemin en bord de Saône, une des plus belles entrées sur Lyon.
    125 pages - 18 euros / (épuisé)

 

  • En 2014, Frédéric Reynaud publie la suite du guide promenade sur le quai Jean-Jacques Rousseau intitulé : La Mulatière Balme de Fontanières.

    Ce guide historique n°2 vous propose de découvrir les paysages, maisons des champs et autres curiosités de la Balme de Fontanières qui est aujourd’hui la 4ème rive du Confluent, rive qui semble naturelle tant elle offre de verdure aux visiteurs du nouveau quartier en cours de création sur la rive gauche de la Saône. Mais ne croyez pas qu’elle n’offre que du vert ! La balme propose aussi à ceux qui savent la regarder des trésors endormis : car la balme est depuis longtemps un lieu de promenade, elle aussi, voire de villégiature quand les Lyonnais s’y faisaient construire des maisons des champs...
    En vente à la Mairie, 180 pages - Tarif : 20€

Renseignements : Frédéric Reynaud
Tél : 06.70.16.40.60
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